En commission des Affaires étrangères, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, j’ai donné l’avis de la France insoumise sur les crédits du commerce extérieur.
En juillet, j’ai dit au ministre Forissier qu’il n’y arriverait pas. Trois mois plus tard, son budget le confirme, et votre rapport aussi, Monsieur le rapporteur, malgré l’avis favorable que vous lui donnez.
Le déficit s’est réduit en 2025 en grande partie grâce à la facture énergétique, et il est reparti à 34 milliards au premier semestre 2026. L’excédent agroalimentaire historique de notre pays est tombé à 181 millions d’euros, du jamais-vu. La France assurait 5,5 % de la production automobile mondiale en 2005 ; 1,5 % aujourd’hui.
En 2018, à Roubaix, le gouvernement promettait 200 000 entreprises exportatrices : nous en comptons 124 000, en baisse, vous le reconnaissez ; la hausse affichée vient des vendeurs en ligne chinois. Et le Trésor écrit que nos grands groupes préfèrent produire à l’étranger plutôt qu’exporter depuis la France. Nous comptons 55 000 filiales, 20 % de plus qu’en 2018.
Et que fait ce budget ? Il achève de démanteler le service public de l’export.
Notre réponse a un nom : le protectionnisme solidaire. Produire ici, protéger nos filières, exporter ce qui a de la valeur. Le groupe La France insoumise votera contre ces crédits.