En commission des Affaires étrangères, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, j’ai défendu un amendement visant à renforcer les financements consacrés aux droits et à la santé sexuels et reproductifs (DSSR), ainsi qu’au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Partout dans le monde, l’accès à l’avortement sécurisé, à la contraception et à la prévention du VIH reste insuffisant. Selon les chiffres cités dans mon intervention, plus de 25 millions d’avortements non sécurisés ont lieu chaque année et une femme meurt toutes les deux minutes pendant la grossesse ou l’accouchement.
Dans le même temps, la contribution française au Fonds mondial prévue pour 2027 est en baisse par rapport à 2025. J’ai donc défendu le rétablissement de financements à la hauteur des besoins et appelé le Gouvernement à lever le gage de l’amendement.
L’amendement a été adopté ! Cette victoire a contribué à l’avis favorable de la commission sur les crédits de la mission Aide publique au développement.
Au cours des débats, j’ai également interpellé Guillaume Bigot, député du Rassemblement national et rapporteur, sur son opposition aux crédits destinés aux droits et à la santé des femmes.
Les droits et la santé des femmes ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire. Ils nécessitent des engagements concrets et des financements à la hauteur des enjeux.