Lors d’une présentation du rapport d’une délégation de la commission à Nairobi, au Kenya, du 9 au 12 mai 2026, pour le sommet Africa Forward, Sophia Chikirou a dénoncé l’hypocrisie de la position d’Emmanuel Macron.
Derrière le discours du « changement de logiciel », la réalité est simple : l’aide publique recule, et les multinationales françaises avancent. Ports, médias, énergie, numérique : CMA CGM, Bolloré, TotalEnergies, Orange… les mêmes acteurs captent les secteurs stratégiques.
On demande à l’Afrique de rester un réservoir de matières premières et un puits de carbone au service de la transition européenne : c’est ce qu’on peut appeler du colonialisme vert.
Pendant ce temps, la solidarité publique disparaît au profit d’un modèle privé présenté comme du développement. Ce n’est pas un nouveau partenariat. C’est la continuité d’un système, simplement privatisé.