Après les révélations de presse sur des factures gonflées et des travaux potentiellement fictifs dans des logements gérés par Paris Habitat, j’ai décidé de faire un signalement au procureur en application de l’article 40 du Code de procédure pénale.
Les éléments rendus publics font état de soupçons graves :
- surfacturation de bons de commande,
- facturation de prestations inexistantes ou “inventées”,
- double facturation de prestations pourtant incluses contractuellement,
- possibles faits de collusion entre des prestataires et des personnels en charge du suivi des travaux
Le préjudice évoqué s’élèverait à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Ces révélations font écho à une procédure antérieure ayant conduit à des condamnations en 2020 pour escroquerie, soulevant la question d’éventuelles réitérations et d’une organisation plus large.
La gestion du logement social engage des fonds publics et concerne des milliers de locataires. Toute la lumière doit être faite sur ces faits et, le cas échéant, les responsabilités établies.