Factures gonflées, travaux inventés, surfacturations de prestations réelles ou fictives : Le Parisien révèle une escroquerie organisée au sein de Paris Habitat. Selon le journal, cette « combine » pourrait représenter des centaines de milliers d’euros d’argent public détourné.
Derrière ces pratiques, ce sont des fonds destinés au logement social qui auraient été gaspillés, au détriment des familles précaires en attente d’un toit. Un témoignage cité dans l’enquête est sans appel : « la vérité, c’est que les contrôles sont lacunaires. Cet argent public est gaspillé. Au final, ce sont des familles précaires que l’on ne peut pas loger. »
J’interroge Éric Pliez, président de Paris Habitat et maire du 20ᵉ arrondissement : était-il informé de ces pratiques ? Pourquoi les alertes évoquées n’ont-elles pas été suivies d’effet ?
Toute la lumière doit être faite sur ces faits. L’argent du logement social n’a pas vocation à alimenter des combines, mais à loger dignement celles et ceux qui en ont besoin.