La France insoumise n’est pas techno-solutionnistes. Penser que l’intelligence artificielle pourrait, à elle seule, résoudre les crises qu’elle contribue à aggraver est une illusion dangereuse. L’IA repose sur des infrastructures extrêmement coûteuses en énergie, en eau et en ressources. Sans régulation, elle accélère l’épuisement des limites planétaires plutôt qu’elle ne le corrige.
Mais nous ne sommes pas non plus techno-pessimistes. Il ne s’agit pas de rejeter le progrès ou l’innovation. L’histoire montre que les avancées technologiques peuvent être utiles, à condition qu’elles soient encadrées, démocratiquement débattues et orientées vers l’intérêt général.
C’est dans cet esprit que j’ai soutenu aujourd’hui le rapport courageux de ma collègue députée Danièle Obono sur le coût environnemental de l’intelligence artificielle. Appuyé sur de nombreuses auditions d’experts, ce rapport met en lumière les impacts réels de ces technologies et propose des pistes claires : régulation, limites, et application du principe du pollueur-payeur.
Car la question n’est pas technologique, elle est politique :
qui décide, qui profite et qui paie le coût environnemental de l’IA ?